Qu’est-ce que le Qi Gong taoïste ?

Les ‘’Qi Gong’’ sont des enchaînements de mouvements lents qui se pratiquent seul ou en groupe dans une recherche continue de la fluidité du geste. Cela permet d’être conscient de ce qui se passe en soi comme entre soi et le sol qui soutient et entre soi et l’air qui entoure. Cette pratique nous permet de sortir de nos automatismes. De telles pratiques font partie de la tradition culturelle chinoise dans laquelle le corps et l’esprit ne font qu’un.

Des fouilles archéologiques attestent de leur existence dans une tombe datée de 168 avant notre ère : sur l’un des rouleaux sont représentés des personnages de toutes conditions sociale (les habits en témoignent) effectuant des mouvements destinés à entretenir de la santé. Ces pratiques se sont oralement transmises depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui.

Elles ont été oralement transmises depuis la nuit des temps.Des fouilles archéologiques attestent de leur existence dans une tombe datée de 168 avant notre ère : sur l’un des rouleaux sont représentés des personnages de toutes conditions sociale (les habits en témoignent) effectuant des mouvements destinés à entretenir de la santé.

Nous nous référons au courant de réflexion ‘’taoïste’’ ayant émergé à une époque encore plus ancienne, dite des ‘’Royaumes combattants’’ (Ve-IIIe siècle avant notre ère). Deux personnages en partie mythiques, Zhuangzi et Laozi,ont écrit leur représentation de l’humain dans le monde. Pour Anne Cheng, « ils se mettent à l’écoute, dans une attitude de non-agir. À l’écoute de quoi ? D’une petite musique harmonieuse qui perce sous le vacarme des conflits et la cacophonie des théories et des discours : celle du Dao», ce terme désignant à la fois le cours naturel et spontané des choses et la réalité comme totalité. Ce n’est pas une attitude passive : la Nature (au sens large) fait son chemin avec ou sans le consentement de l’humain, ce qui n’empêche pas celui-ci de donner un petit coup de pouce, d’infléchir le cours des choses à partir d’une impulsion minime (c’est le processus du « Yang Sheng »). ‘’Prévenir les maladies avant même qu’elles ne se déclenchent’’ en fait partie pour  Zhuangzi.

Dans ‘’Yangsheng’’, l’idéogramme Sheng (‘’vivre’’) représente une plante enracinée dans le sol (trait horizontal en bas). Sa tige centrale a déjà produit des embranchements.

La virgule en haut à gauche exprime les forces de croissance à l’œuvre, se manifestant par l’éclosion d’un nouveau bourgeon. L’ensemble signifie alors ‘’garder activement vivant en nous le «vivre», l’élan de vie habitant l’univers dont nous faisons intimement partie’’. Dans notre monde contemporain, cela se traduit par un état d’être disponible à ce qui est en train de se faire tout en maintenant activement une visée de bien-être, d’écologie et d’éthique sociale. Le corps en mouvement est le lieu et l’acteur de ce processus.

C’est ‘’se jardiner soi-même’’.

Attention cependant, nous visons l’entraînement du bien-être par et dans l’expérience dans une perspective de prévention.